Les Aventures de Tintin, images choisies – Dixième partie

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Nous arrivons à la fin de la série de billets dédiés à Tintin avec Vol 714 pour Sydney (1968) et Tintin et les Picaros (1979), deux albums à part car chronologiquement éloignés des précédents. Cinq ans séparent Les Bijoux de la Castafiore de Vol 714, et onze ce dernier des Picaros. Les changements tant vestimentaires que culturels sont ainsi bien plus flagrants que durant la période 1930-1950, période durant laquelle Hergé dessinait un album tous les un à deux ans.

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Vol 714 pour Sydney

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Tintin et Haddock n’ont pas changé. Le reporter du Petit XXème a gardé ses knickerbockers et son tricot bleu à col rond, et le capitaine sa tenue de loup-de-mer.

D’autres mises sont notables sur le tarmac. A gauche, un homme en complet bleu-gris avec lunettes de soleil et trilby brun. Une mise qui rappelle celle de l’homme à l’allure d’employé américain dans Tintin au Tibet. On peut en outre apercevoir, à droite, un homme en complet brun trois boutons, cravate club et trilby, précédé de deux autres messieurs dont un en croisé vert.

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A gauche, le fameux Carreidas inspiré entre autres de l’industriel et milliardaire Marcel Dassault (Le Chouan des Villes y avait consacré un billet l’an passé). L’homme est habillé chichement avec un par-dessus râpé et un feutre cabossé, trahissant ainsi sa pingrerie. A ses côtés, son secrétaire Spalding est son antithèse. L’homme porte en effet un croisé avec un trilby…

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…mais d’autres vignettes révèlent que cette mise est en réalité surchargée. En effet, le complet est de la même couleur que le couvre-chef, et les motifs floraux de la cravate, très jolis au demeurant, sont les mêmes que ceux de la pochette et du ruban du chapeau.

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Le fameux "coup de pied de figure" de Tournesol exécuté avec la plus grande grâce. Remarquons au passage le col détachable, le gilet jaune et la veste et le melon verts encore et toujours présents, mais aussi la montre de gousset apparemment en or, la manchette amovible, les boutons de col et de plastron, le porte-feuille et le stylo plume qui sont éjectés dans l’action. Sacré Tryphon !

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L’avion supersonique du milliardaire, le Carreidas 160. Hergé est de nouveau visionnaire puisque cet avion supersonique atteignant Mach 2 précède de huit ans le Concorde et ses premiers vols commerciaux.

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Gino, le steward, arbore un pantalon bleu et une veste croisée blanche avec une casquette.

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Rastapopoulos est de retour, accompagné d’Allan. Le criminel international que Tintin affronte pour la première fois dans Le Lotus Bleu est volontairement accoutré de manière ridicule et vulgaire en cow-boy de mauvais goût : chemise rose, blue jean avec une boucle de ceinture proéminente, santiags ornées d’étoiles, un bolo en guise de cravate et un monocle avec verre fumé !

C’est en outre la première fois dans la série que des personnages, ici Allan et le docteur Krollspell portent des chaussures de sport (autre que d’alpinisme), en l’occurrence des tennis en toile type Converse All Stars.

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13 14Dans ces scènes hilarantes, Rastapopoulos essaie de soutirer le numéro du compte de Carreidas en lui injectant du sérum de vérité. Au lieu de s’exécuter, le milliardaire revient sur ses tous premiers méfaits. Rastapopoulos se fait ensuite accidentellement injecter le sérum et les deux hommes se disputent pour savoir qui parmi eux deux est le plus grand génie du mal. Savoureux !

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On remarque sur cette vignette un détail jusque-là négligé par Hergé : la poche arrière du pantalon de Tintin avec rabat boutonné.

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Allan porte une bien jolie montre à boitier rond.

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Comme autrefois, le chapeau de Carreidas comporte ses initiales dans le bandeau de cuir intérieur. Les anciens couvre-chefs trouvés aux puces en comportent quelquefois.

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17Au centre, l’expert en extra-terrestres Mik Ezdanitoff porte un complet deux-pièces gris avec un tricot col V mauve et une cravate club.

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Tintin et les Picaros

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Pour la première fois dans la série, on aperçoit Moulinsart à partir de la campagne environnante.

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Tintin a abandonné ses knickerbockers, là aussi une première dans la série. Hergé a sûrement voulu un héros plus proche des jeunes de son temps (une volonté déjà affichée dans Les Bijoux de la Castafiore avec le blouson en cuir du reporter), d’autant plus que le jeune homme chevauche un cyclomoteur.

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Le fameux whisky Loch Lomond de L’Île Noire est toujours présent, servi dans un verre en cristal, de la même série que celui que l’on pouvait apercevoir dans Les Bijoux de la Castafiore.

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Le mobilier change. Ici, une télévision dans le pur style des années 1970.

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Tintin porte ce qui semblent être des mocassins avec un jean brun à pattes d’éléphant. Là aussi, les années 1970 sont omniprésentes.

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Tryphon porte une très belle robe de chambre verte à col, poignets et ceinture contrastés de couleur framboise.

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Haddock porte un pyjama moutarde suivi de Nestor dont la veste de service est à poches plaquées. Assez surprenant.

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Haddock porte une robe de chambre qui a l’air d’être en soie imprimée. En outre, les journalistes de Paris Flash (Les Bijoux de la Castafiore) sont de retour et n’ont (presque) pas changé, si ce n’est les pattes d’éléphant, le col roulé moulant et la veste de survêtement typiques des années 1970…

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…un genre de mise que l’on retrouve sur cette vignette, portée par l’homme à la veste à carreaux. Notez en outre le journaliste au complet vert avec chemise à col boutonné et cravate orange.

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Le capitaine porte un complet deux pièces couleur poil de chameau avec un ascot et une paire de penny loafers.

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Haddock et Tournesol entrent dans une auto qui semble être inspirée d’une Mercedes.

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Les indigènes s’amusent avec Tryphon. L’occasion de constater que le professeur est le seul personnage de la série, avec Haddock peut-être, dont la mise n’ait pas changé. On aperçoit ici le col amovible de Tournesol ainsi que ses bretelles…

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…dont on voit ici une version militaire avec harnais glissés sous les épaulettes de la chemise.

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Les lunettes du procureur général sont typiques des années 1970.

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Séraphin Lampion est de retour, cette fois en touriste caricatural avec sa chemise hawaïenne et sa casquette en toile.

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Ces deux vignettes reflètent la désillusion d’Hergé face à la révolution dans la ville fictive de Tapiocapolis, condensé de dictature d’Amérique centrale. Un sous-entendu politique évident, une fois n’est pas coutume : dans ces pays, les puissants changent mais la misère demeure.

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Conclusion

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Les vingt œuvres d’Hergé étudiées, allant de 1931 à 1979, ont permis d’apprécier les variations dans le vestiaire masculin classique et la transition vers la modernité vestimentaire. Hergé a en effet dépeint son temps dans chaque album. Mais le dessinateur savait-il ce qu’il dessinait concernant le vêtement ? En effet, certaines mises ignorent complètement les règles vestimentaires classiques. Connaissait-il ces dernières ? A t-il reproduit fidèlement les mises de ses contemporains ou les a t-il composées un peu au hasard ? Certaines vignettes font en effet douter. Quoi qu’il en soit, les tenues dessinées par Hergé sont toujours intéressantes et constituent de formidables inspirations. Profitons-en !

Inspiration de la semaine – Le par-dessus formel

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Par-dessus formel

Apparel Arts, 1932

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Il est très difficile, l’hiver, de trouver un manteau approprié pour se couvrir lorsque l’on revêt une mise formelle, cravate blanche ou cravate noire, c’est-à-dire l’habit ou le smoking. Les manteaux de ville les plus austères ne semblent eux-mêmes pas convenir. Voici donc une possibilité représentée sur l’illustration ci-dessus : un par-dessus en épais et lourd drap ou worsted de laine pourvu qu’il soit noir, et croisé afin de gagner en formalité, donnant un résultat proche du chesterfield. Comptez deux poches latérales à rabats mais pas de poche poitrine, comme tous les par-dessus. Les revers et le col sont ici en astrakan mais d’autres types de fourrures peuvent convenir. Vous aurez ainsi autant d’allure qu’un Oscar Wilde même si un col dans cette matière est totalement optionnel. A porter avec ce manteau : un haut-de-forme (en soie peignée, et non en laine bouillie comme on peut les trouver dans des magasins de déguisement) et une écharpe en soie blanche (que vous pourrez conserver avec vous dans la soirée une fois débarrassé de votre manteau), comme dessiné ci-dessus.

Le principal écueil des manteaux conçus pour accompagner les mises formelles réside en leur coût de confection très élevé pour un nombre de ports très faible, les mettant hors de portée de la plupart des bourses. Voilà qui est fort dommage puisque chaque pièce du vestiaire masculin classique devrait, dans l’idéal, revêtir la même importance que les autres.

Je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Les Aventures de Tintin, images choisies – Neuvième partie

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Voici l’avant-dernier billet dédié aux aventures de Tintin. Toujours dans un ordre chronologique, nous nous intéressons cette semaine à Tintin au Tibet (1960) et aux Bijoux de la Castafiore (1963). Ce dernier, de part son scénario presque à huis-clos à la Sherlock Holmes ou à la Hercules Poirot, phénomène unique dans la série, possède un certain charme, relevé par le luxuriant parc de Moulinsart et les belles mises du capitaine et des invités. Les aventures de Tintin au Tibet, en revanche, est un album qui nous emmène au bout du monde tout en étant plus personnel car centré sur la personnalité du reporter.

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Tintin au Tibet

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Ce soulier de marche est très sûrement le premier à avoir été si détaillé par Hergé. On peut y apercevoir la semelle striée, la trépointe à double couture caractéristique du cousu norvégien et les rivets de métal permettant le laçage. Notez en outre le fait que Tintin porte ses chaussettes blanches doublées de chaussettes de montagne roulées à la cheville.

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1La mise de Tintin rappelle celle arborée dans Objectif Lune lorsque le reporter avait entrepris une excursion aux alentours de la base, là aussi avec un épais sac de toile de randonnée. Le jeune homme porte toujours ses knickerbockers et son tricot bleu à col rond dont les manches ont été relevées pour l’occasion. La personne au premier plan arbore lui aussi des knickerbockers et un sac de toile (garni d’une corde), cette fois avec un tricot à col V à liseré et un béret. Peut-être est-ce un guide de montagne qui, pipe aux lèvres, rentre de trekking ?

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A vos souhaits monsieur Tintin.

Sur cette vignette, plusieurs mises sont notables. En bas à gauche, un homme en complet vert pâle à cran aigu et cravate à pois ; derrière, un homme en complet bleu et revers au pantalon attablé avec un autre au complet gris à cran aigu également et cravate à poids ; derrière encore, un jeune homme en cardigan et nœud papillon ; à l’arrière plan, une personne âgée avec une veste sombre, un gilet dépareillé et une barbe fournie.

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Des passagers descendent de ce qui semble être un Lockheed Super Constellations. Notez le touriste au costume vert, avec son appareil photo dans un étui en cuir pendu autour du cou. Par ailleurs, le couple situé juste derrière Tintin rappelle les voyants au Music Hall, dans Les sept boules de Cristal.

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Tintin et Haddock, en retard pour leur vol, sautent dans une bien belle auto.

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6Pas de doutes, nous sommes dans les années 1950-1960 avec cet homme à l’allure d’employé américain, avec son complet brun, sa cravate à motifs fantaisie, son fedora beige et ses lunettes de soleil de type Wayfarer.

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7Le capitaine, fidèle à lui-même, bourre son sac de whisky en lieu et place des provisions.

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8Ivre, Haddock a des visions cauchemardesques : un habit orange, un gilet rose, des revers et un haut-de-forme rouges !

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Cette vignette nous permet d’observer les tenues portées lors de grandes randonnées à l’époque : une veste et un sac de couchage matelassés sûrement rembourrés de plumes d’oie.

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Milou peut décidément être un vil et sadique cabot…

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11…doublé d’un alcoolique patenté, comme nous avions pu déjà le voir sur l’Île Noire !

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12Nouvelle scène de randonnée. Nous pouvons ici apercevoir la mise du sherpa qui, comme Tintin au début de ce billet, a roulé ses chaussettes autour de sa cheville. Il arbore en outre un short vert, une chemise, porte un sac à dos en toile et s’appuie sur un piolet.

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13Une nouvelle scène hilarante où le capitaine profère de nouvelles insultes -"soulographe" et "macrocéphale" sont particulièrement savoureux- à l’encontre du yéti.

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14Nous pouvons ici voir les vêtements portés par les alpinistes en très haute altitude : épais tricot à capuche et poche pectorale, lunettes de soleil à branches reliées et côtés extérieurs protégées d’une paroi de cuir.

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Les Bijoux de la Castafiore

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Tintin et Haddock n’ont pas attendu Manuel Valls pour créer la polémique sur les roms.

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Nos deux héros se rendent à Moulinsart dans une vignette magnifique et emblématique de la série. Notez par ailleurs le blouson de cuir du reporter : Hergé se modernise ! Le dessinateur a sûrement voulu que les jeunes d’alors s’identifient davantage en Tintin en le parant de vêtements plus contemporains. Fait amusant : le blouson rappelle celui du colonel Boris dans On a marché sur la Lune.

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Haddock savoure un whisky. Notez le seau à glaçons (en cristal ?) sur le plateau. Aux côtés du capitaine, on peut voir un Tintin qui, en dépit de son blouson, a conservé ses knickerbockers et son tricot à col V. Tournesol, lui, n’a pas bougé d’un iota avec son éternel col amovible, veste verte et gilet jaune.

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Le médecin, comme souvent dans cette profession il y a plusieurs décennies, arbore un nœud papillon par souci d’hygiène et de praticité. Il porte en outre un costume vert à trois boutons (dont seul celui du haut est boutonné), porte un Homburg et un lourd cabas de docteur où sont rangés ses instruments.

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Blague à part, la Castafiore fait un tabac.

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La diva italienne, vêtue d’un manteau et d’une toque en fourrure, présente Wagner qui lève son Homburg et arbore un over coat gris à col, rabats de poches et revers de manches en velours noir.

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Nous pouvons voir ici le bouton de col arrière de Tryphon, éjecté par la tension exercée sur la chemise.

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Une belle vignette mettant en scène l’arrivée de la Castafiore dans une chambre de Moulinsart, avec son lit à baldaquin, ses fauteuils et sa table de style Louis XIII, et sa solide malle au premier plan. Les bagages de la chanteuse sont aussi notables.

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24On peut ici apercevoir les pyjamas des hôtes du château : la diva avec un bonnet de nuit et sa chemisette lacée de nœuds, Tintin en pyjama deux pièces, Wagner en robe de chambre bleue. Nestor, lui, a tant bien que mal revêtu sa livrée sur son pyjama à liseré blanc !

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Irma range les fameux bijoux dans un bonheur du jour de style Louis XVIII.

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Tintin observe l’harmonieuse façade du château recouverte de lierre.

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Une vignette qui nous permet d’observer deux autos d’époque.

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L’insupportable Séraphin Lampion est de retour et arbore la même mise que dans l’Affaire Tournesol, ici dans un salon de style Louis XV.

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Tryphon en jardinier, vêtu de son gilet jaune et d’un chapeau de la même couleur.

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L’apparence de ces deux journalistes de "Paris Flash" -barbe en collier, veste et polo- augure celle des étudiants lors de mai 1968.

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Haddock, malgré son pied dans le plâtre, revêt plusieurs mises dépareillées dans cet album. Ici un pantalon de flanelle grise à revers, veste en tweed brun, cravate verte et chemise à col boutonné…

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…que l’on peut apercevoir davantage ici, avec en prime la pipe du capitaine. Remarquez en outre la coiffure du capitaine qui a changé : nous sommes passés de la tignasse hirsute aux cheveux soigneusement peignés avec une raie, signe de son ascension sociale depuis la découverte du trésor de son aïeul.

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La fameuse couverture de "Paris Flash" qui n’a rien à envier aux ‘Unes’ actuelles de la presse à scandale.

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Les Dupond(t) ont troqué leur col club amovible contre un col classique, sûrement mou. Seul Tryphon résiste encore et toujours à l’envahisseur.

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Une fanfare vient jouer devant le château. Notez la livrée de Nestor et le chef d’orchestre qui semble porter une jaquette mais arbore en réalité un veston, pantalon à rayures de rigueur, gilet gris, col cassé avec cravate, haut-de-forme et œillet au revers.

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Le capitaine a changé de mise. Ici, une cravate jaune à pois.

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Hergé a affublé Lampion d’une ceinture avec des bretelles. Peut-être pour mieux le ridiculiser ?

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Haddock arbore une nouvelle cravate, club cette fois, à rayures bleues et vertes.

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Hergé est de nouveau visionnaire après la conquête spatiale : ici, Tournesol met au point la télévision couleur grand public…avec plus ou moins de succès.

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Wagner porte un veston gansé et un nœud papillon rouge.

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Le grenier de Moulinsart semble receler de véritables trésors entre le mobilier, les livres et le gramophone !

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42Pour finir, le très beau blazer croisé du capitaine à poches plaquées porté avec une cravate club et un pantalon de flanelle.

La contre-inspiration de la semaine – André Rieu

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Connaissez-vous André Rieu ? Un néerlandais, musicien homme d’affaire accompli qui, Stradivarius en main, fait danser les petits vieux du monde entier sur un bouquet d’airs populaires, parfois de sa propre composition. Ses concerts ? Du grand spectacle avec lumières et costumes que le public, peu éduqué, savoure les yeux écarquillés en ayant l’impression d’avoir à faire à un véritable récital ou concert de musique classique, de Sao Paulo à Melbourne en passant par Paris.

Le portrait-type d’un de ses aficionados, en France tout du moins ? Soixante-dix ans, assis dans un fauteuil de relaxation avec commande électrique, vêtu d’un tricot grossier en acrylique de chez Damart ou L’Homme moderne tout en regardant Des racines et des ailes ou en lisant les numéros spéciaux "Histoire" du Point ou de L’Express. Et ils en redemandent !

André Rieu est un imposteur qui joue sur le vulgaire et l’émotion la plus primaire pour essayer de plaire au plus grand nombre, mais réussit à n’être que trivial. Il est à la musique ce que Marc Levy ou Bernard Werber sont à la littérature, les "blockbusters" au cinéma, TF1 et M6 à la culture ou McDonald’s à la gastronomie. Les "créations" de cet "artiste" ont bien moins pour but de rendre la musique classique accessible à tous que de s’en mettre plein les poches. De toutes façons, à quoi bon y donner accès au plus grand nombre si cela se fait sous une forme complètement dégradée ? Ce genre n’a pas à se rabaisser ni à se parer de colifichets pour être fascinant, qu’on se le dise. Encore faut-il que le grand public fasse l’effort de s’y intéresser.

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