Les avez vous remarquées ? C’est une nouvelle espèce d’écharpe qui prolifère depuis maintenant plusieurs années. Les premiers spécimens, repérés à la moitié des années 2000, provenaient de territoires esthétiquement pauvres comme le Céliokistan, la Fédération d’Azzaro ou Jules-Land. Ces bestioles assez agressives au poil composé d’acrylique -très rarement de laine vierge- et dont les différentes couleurs ne vont jamais ensemble, se sont très bien acclimatées au cou des cadres moyens âgés d’au moins trente ans mais aussi de celui d’étudiants. Tous ont en commun de porter ce bout de plastique tressé dans le but de rehausser leur tenue d’un peu de « style », disent-ils. Une tâche ardue, car ils portent déjà des souliers de chez « The Kiffeur« . La seule explication possible à la croissance exponentielle de ce non-sens visuel est que cet atour émet des phéromones capables de charmer n’importe quel mâle, embrumant son esprit et altérant son jugement.

Il est fort heureusement possible de se débarrasser de ces parasites : si quelques coups de ciseaux suffisent généralement, il vous faudra parfois recourir aux grands moyens face aux spécimens les plus retors. Un bidon d’essence vidé et une allumette craquée font alors l’affaire. Les plus anglophiles d’entre nous pourrons alors célébrer Guy Fawkes Night une deuxième fois dans l’année.

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Sur ce feu de joie (et ces magnifiques images), je vous souhaite une excellente fin de semaine.