Étiquettes

,

Cette semaine, nous complèterons le billet dédié à la robe de chambre d’il y a trois semaines et dont le corolaire n’avait pas été abordé : il s’agit bien évidemment de l’habit de nuit classique, incarné par deux vêtements.

Chemise de nuitIl s’agit tout d’abord de la chemise de nuit, qui est une sorte de liquette. Elle a connu son essor au cours des périodes victorienne puis edwardienne, puis a lentement décliné jusqu’aux années 1920-1930. Elle était souvent portée avec un bonnet assorti. L’image d’Epinal représente souvent un homme vêtu d’une chemise de nuit et dudit bonnet, déambulant dans l’obscurité de sa demeure, une chandelle à la main, à l’époque où la fée électrique n’avait pas ensorcelé nos foyers.

_

_

Pyjamas Hilditch and key

Source : Hilditch & Key

Il y a également -et bien évidemment- le pyjama. C’est aujourd’hui le nom générique donné aux habits portés la nuit, quels qu’ils soient, mais renvoient en réalité à un mot hindi pajama. Le pyjama était un pantalon ample porté en Inde et ramené au pays par les colons britanniques. Il s’est très vite vu adjoint d’une chemise. Les caractéristiques du pyjama varient généralement peu : le pantalon est droit mais plutôt ample, et la chemise a très souvent les poignets retroussés et gansés d’une couleur contrastante, tout comme la gorge, le col et les poches, comporte entre trois et quatre boutons, a les pans coupés à angle droit, et possède parfois deux poches latérales plaquées en sus de la poche poitrine. Le col est quant à lui assez particulier. La contre-anglaise est proéminente, tandis que l’anglaise est minuscule. La chemise de nuit possède les mêmes caractéristiques, mais ne s’arrête évidemment pas à la taille. Le boutonnage, pour sa part, s’arrête entre le sternum et le nombril.

Les tissus utilisés dépendront bien évidemment de la saison. Du coton égyptien très léger ou de la soie en été, et de la soie (là encore), de la flanelle de coton ou de laine et coton, ou bien de l’Oxford. Notez toutefois si que l’avènement du chauffage centrale a presque mis au chômage ces étoffes, vous pouvez toujours vous en servir et en profiter pour diminuer la température et économiser l’énergie. La flanelle de coton fait par ailleurs des merveilles dans les vielles demeures, car elle absorbe énormément l’humidité.

En ce qui concerne les motifs et les couleurs, le choix est extrêmement vaste : l’intimité du vêtement de nuit permet en effet de laisser libre court à toutes les excentricités. Vous pourrez ainsi aller du plus sobre -uni, à rayures-, au plus original -carreaux Vichy, plaid, glen check, tartan-, de même pour les teintes.

Le vêtement de nuit classique est trouvable en prêt-à-porter comme en mesure chez un chemisier. Ce dernier mettra non seulement à votre disposition toute la palette d’étoffes disponible pour la confection de chemise, mais il produira aussi sans nul doute un habit de bien meilleure qualité que s’il avait été monté en usine.

Excellente fin de semaine à vous.