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Les déboires récents de l’UMP ont auront au moins marqué un point en faveur du style britannique classique. François Fillon, actuellement très médiatisé pour les raisons que nous connaissons tous, est apparu hier vêtu d’un field coat. Cette remarquable pièce du vestiaire masculin apparait trop rarement, et méritait en cela qu’un billet lui soit dédié.

Que l’on soit d’accord ou non avec les idées de M. Fillon, c’est bien celui qui, parmi ceux qui exercent encore activement leur verve aux Assemblées ou aux partis, est le mieux vêtu. Son long passage à Matignon a achevé de révéler un homme aux goûts classiques, oscillant entre règles britannique et originalités à la française, bien souvent inspiré, voire vêtu, par la défunte Arnys.

François Fillon, le 22 novembre – Crédit : AFP / Thomas Samson

Mais revenons au field coat, littéralement manteau de terrain, voire manteau pour les champs. C’est une veste fonctionnelle prévue pour la campagne, et les activités en plein air, au premier rang desquels se trouve la chasse. Ses poches boite-aux-lettres permettent une utilité maximale, et sont dissociées des poches latérales qui, pour leur part, servent uniquement à préserver ses mains des morsures de la bise. Enfin, les manches Raglan ajoutent au confort et à la liberté de mouvement.

Celle portée par François Fillon semble en Moleskine. Les autres matières possibles sont restreintes, car il y a là un impératif utilitaire : tenir chaud et protéger de la pluie. En cela, le coton ciré et le tweed (avec une doublure intérieure amovible) sont les étoffes les plus employées. Barbour, par exemple, possède certains modèles en coton ciré reprenant le patronage des field coats.

Une remarque, pour finir : que fait M. Fillon, vêtu d’un tel manteau, si loin de son fief Sarthois ?

Très bon week-end à tous.

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