Étiquettes

, , , , ,

Crédit : F.E. Castelberry – Unabashedly Prep

Tout d’abord veuillez m’excuser pour cet article vide. Je viens de m’en apercevoir : je l’avais rédigé à l’avance et programmé afin qu’il se publie samedi, comme toutes les semaines. Il y a eu manifestement un problème technique… je dois donc le réécrire de fond en comble, car il n’a pas été sauvegardé. Chose incroyable, les tags et les catégories l’ont été, eux, alors que je les ai renseignés après la rédaction du billet. Je suis perplexe… Et bien, vive la technologie !

Cette semaine, donc, voici une mise qui prend pour inspiration à la fois le style Ivy et le style Preppy, ce qui en fait un sujet d’études intéressant.

En effet, le style Preppy se caractérise par généralement par des couleurs vives et chatoyantes, généralement grâce au coton Madras. Ici, la teinte est apportée par le rose pâle de la chemise à button-down collar et en tissage Oxford. Voilà un vêtement hybride, si l’on peut dire, puisqu’il est par excellence de l’étudiant de l’Ivy League jusqu’aux années 1960 -ceci peut être constaté dans l’ouvrage contemporain Take Ivy– mais dans des teintes généralement plus discrètes. Avec un Chino à taille haute et pinces ou un pantalon de laine tropicale, la mise aurait définitivement pris un tournant Ivy. Mais le pantalon de toile de Nîmes casse les codes traditionnels. En effet, vêtement de travail américain jusqu’aux années 1940, le jean devient ensuite un vêtement à part entière mais reste le symbole d’une génération qui a cassé les codes traditionnels. Je sais que les plus conservateurs l’abhorrent, surtout lorsqu’il est à taille relativement basse et est coupé proche du corps. De mon point de vue, cette coupe est la seule qui soit esthétique tant le tissu tombe mal s’il est porté ample.

La veste de tweed est, en revanche, un élément de style Ivy, là où le Preppy portera généralement des veste en coton Madras ou des blazers. Notons cependant quelques petites caractéristiques peu conventionnelles dont elle est pourvue : les revers sont plutôt maigres comparés à la carrure de l’homme ; la veste est légèrement trop courte ; et, détail plutôt original, les poches plaquées sont dotées de rabats. Les souliers, ensuite : ce sont des monks à double-boucle. Seuls, ces souliers sont d’un grand classicisme ce qui les rend proches style Ivy, mais les porter pieds nus les en éloigne. Enfin, le nœud papillon est visiblement en laine vierge tant le nœud est épais, et est à motifs Black Watch (du nom du Régiment Royal d’Écosse). Ces caractéristiques plutôt traditionnelles nous orientent là encore vers le style Ivy. Le Tartan sur les cravates et nœuds papillons est parfois sujet à controverse, comme nous pouvons le lire dans Le Chic Anglais, et est, d’après l’auteur, le fait d’américains peu éduqués. Puis, notons que le liseré vert canard de la pochette de lin s’accorde très bien avec le nœud papillon.

Enfin, deux éléments de sprezzatura provenant du Nouveau Monde : la deuxième boucle des monks est détachée, et la manche gauche de le chemise n’est pas fermée, sûrement afin de laisser une place suffisante pour la montre.

Très bon week-end à vous.

Advertisements