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Cette semaine, je vous propose d’écouter ou de réécouter ce magnifique morceau qu’est le deuxième mouvement de la Neuvième Symphonie de Beethoven. John Eliot Gardiner, chef d’orchestre britannique étant passé par le King’s College de Cambridge et spécialiste tardif du genre Romantique, en est ici l’interprète. Ce mouvement, bien que connu, ne l’est bien entendu pas autant que le quatrième, qui n’est autre que la très célèbre Hymne à la Joie que l’Union Européenne a hissé au rang d’hymne.

Mais revenons au second mouvement. Épique. C’est un mot approprié pour le décrire. Dans la lignée du premier, c’est tout d’abord une chevauchée terrible, effroyable, endiablée, mais ô combien jubilatoire. Tel Janus, les violons soutiennent ces deux natures complètement opposées. C’est ensuite l’œil du cyclone vers la motié du mouvement : le rythme change soudain, et une douce mélodie portée par les bois augure l’Hymne à la Joie à venir. Enfin, tout s’emballe et repart de plus belle, la tempête bat son plein ! Voilà que les violons sont de retour et, juste avant une retentissante conclusion, le thème de l’Hymne à la Joie s’invite de nouveau. Quelle revigorante aventure musicale, et quel rythme ! Mais, au delà de ce mouvement, c’est toute la symphonie qui est d’une époustouflante beauté. Cette fameuse symphonie, dernière que Beethoven composa avant sa mort, représente le point culminant, l’apogée, la quintessence du talent déjà immense du musicien. C’est d’ailleurs en restant à jamais orpheline d’une plus grande sœur qu’elle initia le mythe de la « malédiction » de la Neuvième Symphonie.

Excellent week-end à tous.

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