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Crédit : Gentleman's Gazette

Cette semaine, je vous propose deux mises illustrée datant des années trente. J’espère qu’elles vous aideront à affronter avec élégance la bise et la neige.

De l’Ulster, le pardessus à chevrons n’a que l’apparence, puisque le véritable Ulster possède d’ordinaire des poches plaquées. Et, chose remarquable car originale, un rabat recouvre la poche poitrine. Le col en fourrure est également une caractéristique rare, pour ne pas dire inexistante, des pardessus contemporains, sûrement dû à l’avènement du chauffage central pendant, et un peu après les Trente Glorieuses. Il est pourtant on ne peut plus utile lorsqu’un froid polaire annexe notre pays, et y décrète la loi martiale de l’écharpe et des gants, comme c’est le cas en ce moment même. Les gants, justement : la netteté de l’illustration ne permettant pas d’apprécier le matériau employé, nous supposerons qu’il s’agit de cuir de pecari. La correspondance de leur couleur avec celle de l’écharpe n’est sûrement pas fortuite, et ajoute un supplément d’âme à la tenue. Enfin, seul le couvre-chef me semble inapproprié : je ne vois pas ce que vient faire un Coke dans une mise décontractée. Un trilby brun aurait selon moi été d’un meilleur effet.

La mise de gauche met en scène un autre pardessus qui, pour sa part, ne s’inspire d’aucun autre type de manteau. Les motifs sont davantage privilégiée ici : le Prince de Galles du pardessus s’accorde à merveille avec les pois du foulard.

Ces messieurs sont solidement équipés pour affronter l’air glacial : les pardessus, comme nous venons de le voir, mais aussi une épaisse couverture, sûrement destinée à recouvrir leurs jambes lors d’un trajet en auto ; ou simplement lors d’un repos bien mérité sur un banc après une longue promenade, afin d’y fumer la pipe. Il n’y a en tout cas pas l’air plus douillet que ces deux deux mises. Nul doute qu’ainsi vêtu, braver le froid mordant devient un véritable bonheur !

Excellent week-end à vous.

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