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Crédit : Scott Schuman

Cette semaine, je vous propose une mise intégrant un foulard, comme initié lors de ce billet. Celui-ci est manifestement en soie -ou en mélange de laine et soie-, et parcouru de pois (polka dots). Négligemment noué, il est du plus bel effet. La mise est sport (veste en tweed avec un pantalon dépareillé), et éminemment italienne tant au niveau des proportions, des coupes, que des couleurs.

Commençons par les proportions et les coupes. Le pantalon est très ajusté au niveau des tibias, la largeur se situe sûrement entre 17 et 19 centimètres ; mais, surprise ! il n’a aucun revers, comme l’affectionne d’ordinaire la gente transalpine. On devine en revanche le tissu rabattu par le retoucheur, au lieu d’avoir été coupé. Les souliers, quant à eux, sont apparemment des bottines à boucles. Particulièrement fines (la trépointe est presque inexistante), donc sûrement cousues Blake, elles sont loin des souliers de style anglais bien plus lourds et résistants, car véritablement conçus pour arpenter la campagne. La veste, enfin : ses manches sont visiblement montée en spalla camicia, et ses revers sont hauts et plutôt généreux, ce qui montre une certaine influence italienne.

Au niveau des couleurs, à présent. La teinte claire du pantalon n’est pas habituelle pour une mise britannique sport (mis à part pour le tennis ou le cricket, où les joueurs sont tenus de se vêtir de blanc), ni le bleu marine à vrai dire. On remarque également que la pochette est en lin blanc à liseré bleu-gris. J’aurais, pour ma part, et dans une optique de respect des règles sartoriales, porté une pochette de soie aux couleurs complémentaires de celles de la chemise. En tout cas, les motifs sont bien équilibrés, entre les rayures de la chemise et les pois du foulard.

Voilà donc un bien beau foulard, dans une mise de style italien qui mélange les genres. Bien qu’élégante, elle ne me satisfait pas totalement. Imaginons alors le foulard, mais porté avec un polo coat camel.

Je vous souhaite un excellent week-end.