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© Le Paradigme de l'Elegance

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Cette semaine, je vous propose une mise de nouveau sport et décontractée. Au vu du froid qui commence à s’installer, rien ne vaut une veste de tweed accompagnée d’une veste matelassée.

Ici, le pantalon et la veste dépareillés constituent la principale caractéristique qui fait de cette mise une mise décontractée. De plus, l’étoffe dont ils sont fait est également destinée aux campagnes : de la flanelle pour le pantalon (attention cependant, cela ne vaut que si le pantalon est dépareillé de sa veste d’origine), et du tweed pour la veste. La flanelle est de la laine foulée, ce qui la fait légèrement feutrer : chaleur et douceur sont donc au rendez-vous. Et le tweed est une laine assez grossière, très résistante, et encore enduite du suint du mouton, ce qui la rend imperméable (tout du moins au crachin). Les poches de la veste ne sont pas plaquées (afin de les rendre véritablement fonctionnelles), ni cousues en biais (caractéristique des vestes de cavalier). En revanche, le col est à crans sport pouvant être boutonné (une patte de serrage est rabattue derrière le revers droit), ce qui est typique des vestes de chasse afin de braver plus facilement le froid et la pluie ; et c’est une veste à trois boutons, ce qui confirme là aussi sa vocation à davantage protéger du froid que les veste à deux boutons. Etant faite de tweed, c’est bien une veste sport. Cependant, certaines de ses caractéristiques se rapprochent d’une veste de ville, principalement du fait des poches.

Un gilet à revers est porté sous la veste : son dernier bouton n’est pas fermé, comme le veut la tradition instituée par Edward VII. Le premier ne l’est pas non plus : cela opère une très légère entorse sartoriale afin de confirmer la décontraction de la tenue. Quant à la chemise, elle est à carreaux Tattersal, très souvent associés à une veste en tweed, et donc à la campagne. Et son col est garni d’une cravate club, là aussi presque inséparable de la veste en tweed (ou du blazer). La veste matelassée appartient également au registre sport, sans compter sa couleur qui la rend parfaite pour une promenade dans les bois. En cas de brise, le col en velours côtelé peut être relevé. Très légère, mais n’étant ni étanche ni extrêmement chaude, elle est de ce fait peu adaptée aux grands froids ni à la pluie.

Achevons l’explicatif de la mise par les souliers : ils sont bruns, ce qui les destine traditionnellement à la campagne. De plus, le cuir est un veau grainé. Sa solidité et sa relative imperméabilité en font un matériau très usité pour des souliers d’extérieur, tels que les derbies chasse.

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Passons maintenant à l’explication des couleurs et des motifs utilisés. La veste en possède de très intéressants à exploiter : chevrons beige et vert, et carreaux fenêtre orangés. Le beige fait écho à celui du gilet. Le vert, quant à lui, est largement repris sur les rayures de la cravate, ainsi que sur la veste matelassée. Le bordeaux de la cravate trouve appui sur les carreaux de la chemise. Enfin, la dominante cognac de la pochette se retrouve sur les souliers, ainsi que sur les carreaux fenêtre. Un ensemble cohérent et très discret de brun, vert et beige, ainsi que de motifs peu visibles mais bien présents, est donc créé. Ceci permet à la cravate d’être mise en avant.

Quant aux motifs, c’est encore et toujours la différence d’échelle qui permet de l’associer les différents motifs, que sont les carreaux fenêtre et Tattersal, les rayures club, les chevrons, et les motifs cachemire.

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Je vous souhaite un excellent week-end.

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