Étiquettes

, , ,

© Le Paradigme de l'Elegance

© Le Paradigme de l'Elegance

© Le Paradigme de l'Elegance

© Le Paradigme de l'Elegance - Couverture du livre supérieur.

© Le Paradigme de l'Elegance - Des ouvrages sacrés pour un contenu peu Catholique.

_

Cette semaine, je vous propose de découvrir un très vieux coffret. Ayant l’apparence d’une pile de livre anciens reliés de cuir, il dissimule en réalité un set de quatre verres, ainsi que d’une petite carafe.

Ce genre d’objet me fascine. Il est à mes yeux un concentré d’imaginaire, déclencheur de bien des songes. Je rêve alors du salon d’un vieux manoir de campagne, au crépuscule : un feu crépite sagement dans une cheminée toute de pierre sculptée, et le sol est recouvert d’un parquet en lattes de bois. Des tapis persans aux teintes majoritairement bordeaux sont disposés çà et là dans la pièce. Quant aux murs, ils sont tapissés d’un papier peint rayé vert sauge et crème. Il est parsemé de petites lampes murales en laiton avec abat-jour en tissu ; et, entre deux lampes, veillent le portrait d’un ancêtre, ainsi que la tête empaillée d’un cerf, vestige d’un trophée passé.

Le mobilier agençant la pièce est entièrement en acajou. Tout d’abord, un imposant bureau trône non loin de l’âtre. Il est recouvert d’un sous-main de cuir vert et bordé d’un stylo-plume. Une lampe en laiton jouxte le tout. Ensuite, d’immenses bibliothèques garnis de livres tout de cuir reliés couvrent une partie des murs. On peut y trouver pêle-mêle écrits philosophiques, analyses économiques et politiques, romans et, bien entendu, quelques traités d’élégance. Une échelle amovible permet même d’atteindre les ouvrages hors de portée. Enfin, dernière pièce de mobilier notable : un petit guéridon garni de marqueterie, lui aussi en acajou. Il est disposé entre deux fauteuils Chesterfield au cuir patiné par le temps, le tout faisant face à la cheminée. Et c’est justement sur ce guéridon que repose le coffret. Les livres qu’il imite sont semblables à ceux garnissant les étagères des bibliothèques. Il est ouvert, trois emplacements sont vacants. Ce sont ceux de la carafe et de deux verres : elle est remplie d’un whisky plutôt tourbé, et n’attend plus que le maître des lieux, ainsi que son hôte, pour déverser son divin nectar dans les deux récipients. Ils prendront alors place dans les confortables fauteuils pour une bonne dégustation. Quant aux mises de ces deux personnes…je vous laisse le soin de les imaginer et de les décrire !

Excellent week-end à tous.

_

Publicités