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Pour ce premier billet, je vous propose de découvrir un excellent reportage diffusé sur Youtube (auteur : UpRurale8409). Il s’agit de l’interview de Sylvain Couturier, bottier-cordonnier à Marseille.

Ces vidéos vous offrent la possibilité de découvrir le métier, le processus de fabrication et de montage de bottiers ‘ordinaires’, bien loin des show-rooms parisiens huppés. Cela permettra par la même occasion de mettre des images sur certains gestes dont vous aviez entendu parler, mais que vous n’aviez jamais vu exécutés. Je pense tout particulièrement au cousu trépointe…
Je suis extrêmement sensible à la passion, souvent vibrante, des artisans. J’aime sentir le poids de leur expérience dans leurs gestes, souvent transmise par leur maître lors de leur apprentissage. Ils sont le dépositaire d’un savoir, et le transmettrons un jour à leur tour à leurs élèves. Ce caractère ancestral est exceptionnel !

Connaître la fabrication de ce que l’on porte est révélateur de culture, sinon de curiosité, et constitue un pas de la forme vers le fond.


Les outils du bottier-cordonnier


Présentation du bottier-cordonnier Sylvain Couturier


Essayage du client et prise des mesures


Adaptation de la forme à monter


Dessin du volume


Les gabarits de la tige


Les gabarits de la doublure


La paire d’essayage (1ère partie)


La paire d’essayage (2e partie)


Découpe de la doublure


Assemblage de la doublure et de la tige


La première de montage


Tirage sur forme


La couture de la trépointe


Le Semelage


Remplissage Cambrion et couche-point


Le montage du Talon


La mise en place de la première de propreté, finitions. La paire de souliers est fin prête !

Notons tout de même qu’une paire de Derbies noires est plutôt déplacée…mais c’est le choix du client, il faut le respecter !

Le Derby est un modèle de souliers habituellement destinée à l’environnement campagnard, et se doit donc d’être de couleur brun. Les Derbies Chasse en sont un parfait exemple ! Les Richelieus (ou Oxford en dénomination anglo-saxonne) peuvent quant à eux être bruns ou noirs, le noir étant une couleur davantage urbaine. Il n’y a guère plus que les Britanniques (et encore !) pour respecter cette ‘règle’ Sartoriale. Quant à la gente Transalpine, elle aime brouiller les codes ‘classiques’… j’y reviendrai lors d’un prochain billet !

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