S’il y a bien un évènement qui rassemble les passionnés et collectionneurs d’automobiles anciennes, c’est bien le "Salon Rétromobile". Il ouvrait justement ses portes du 6 au 10 février à Paris, à la Porte de Versailles. J’ai pu m’y rendre et m’ébahir devant les quelques 500 véhicules exposés sur 33.000 m² de surfaces dédiés. L’on pouvait y trouver de tout, des toutes premières autos produites de 1900 à 1910 aux cabriolets des années 1950 et 1960 en passant par les berlines des années 1930. C’est un véritable bond dans le passé que nous offrent les constructeurs comme les collectionneurs en proposant au visiteur des autos choyées et dorlotées au fil des ans, sans qu’une ride -ou presque- n’apparaisse. Voici une sélection des plus beaux modèles que j’ai pu rencontrer en suivant l’ordre chronologique :
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Ce Renault tout-terrain construit pour les raids automobiles en terrain sablonneux est une pièce unique. Les équipes du constructeur ont retrouvé une carcasse de cette auto sur le continent sud-américain il y a quelques années et ont décidé de le restaurer. Le six roues a été impeccablement remis d’aplomb par l’équipe de Renault Passion et est à nouveau prêt pour servir les équipes d’explorateurs en partance pour l’Atacama, le Néguev ou Gobi. Un camion à chenilles sera toutefois nécessaires pour des terrains mixtes, tels ceux rencontrés lors de la Croisère Jaune.
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Les autos Avions Voisin sont très particulières, car le fondateur de l’entreprise, Gabriel Voisin, était un aviateur. Le lignes qu’il dessina pour ses bolides détonnèrent pour l’époque. Cette voiture porte le nom de "lumineuse" du fait de la carrosserie innovante reflétant la lumière.
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L’entreprise Clément-Talbot a été reprise en 1932 par Anthony Lago, donnant naissance à Talbot Lago. De nouveau en difficulté, le constructeur est cette fois repris par Simca en 1958, qui sera lui-même racheté par Chrysler en 1970, puis ce dernier par PSA en 1978. Une histoire compliquée !
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Delahaye est un véritable pionnier de l’automobile. Fondée en 1894 alors que le moteur à explosion ne commence à équiper les voitures qu’à partir du milieu des années 1880, le constructeur sera racheté par Hotchkiss en 1954, qui fabrique des véhicules de tourisme, militaires et de sécurité civile.
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La société Cisitalia n’a existé que de 1944 à 1963, mais cela ne l’a pas empêchée de construire des autos à couper le souffle.
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Une sellerie d’une qualité incroyable dans cette 300 SL, et un habitacle prévu pour accueillir une valise et pour la harnacher solidement. Une véritable invitation au voyage qui ne se refuse pas.
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Une Mercedes qui revisite les lignes de la fin des années 1930 et du début 1940, tout en ayant la lourdeur et la rondeur caractéristiques des années 1950.
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Et quelques belles inconnues dont je n’ai pas réussi à trouver le modèle précis, faute de connaissance suffisantes dans le domaine [Edition au 15 février : un lecteur, Florent, a fourni les noms de ces autos en commentant ce billet. Merci à lui]:
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Agréable surprise : le salon Rétromobile a tout compris à l’art de vivre lié à l’automobile de collection. Les organisateurs ont en effet invité des marchands proposant proposant des vêtements classiques de loisir adaptés à la conduite, principalement sportive : vestes en tweed, chemises à carreaux Tattersal, casquettes de conduite à rabats, bonnets de pilote et blousons en cuir et mouton retourné, et même des souliers. Ceci m’a évidemment ravi, puisque le vêtement vendu constituait un bel hommage aux magnifiques autos exposées, mais consacrait également l’utilité de l’habit dont la résistance et la chaleur sont nécessaires au volant d’un cabriolet.

© Le Paradigme de l’Elegance – Des souliers fabriqués main par Luca Serafini Petriolo, un bottier italien
La trépointe de ces richelieus est remarquablement bien finie grâce au passage d’une roulette. La finesse des brogues contribue à révéler la qualité de ces souliers.
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Le Salon Rétromobile 2013 a été l’occasion de croiser toutes sortes de passionnés d’automobile, qu’ils soient d’origine modestes et vêtus d’une parka au nom du club des passionnés de Porsche, ou bien très bourgeois, portant avec noblesse le pantalon de velours côtelé et la veste en tweed. Cette mixité était une des plus belles réussites de l’évènement, aux côtés de la diversité, la rareté et la beauté des autos présentes, et de la présence de fournisseurs de vêtements classiques adaptés à la conduite sportive.




























































