Prise en 1925 à Hollywood, cette photographie de Francis Scott Fitzgerald -l’auteur de Gatsby le magnifique, publié la même année- le représente portant un ensemble en tweed, dont une veste Norfolk, reconnaissable grâce à la ceinture embrassant sa taille, son cran sport et ses "bretelles" intégrées. La chemise blanche -un choix curieux avec ce complet, sauf si celle-ci est en oxford et à col boutonné- est agrémentée d’une cravate club. Une tenue agréable pour la campagne, à l’occasion d’une promenade par exemple, mais aussi lors d’un voyage. À vous de voir, "old sport" !
L’idée d’écrire une messe grandiose, "non pas un cérémonial liturgique, mais un langage spirituel, hymne au Créateur excédant largement le discours religieux" , trotte dans l’esprit de Beethoven depuis 1814, note Bernard Fauconnier dans sa biographie du musicien. Il faudra attendre mars 1819 pour qu’il propose à l’archiduc Rodolphe de composer une telle messe pour son intronisation en tant qu’archevêque d’Olmütz, un an plus tard. C’est ce qui deviendra la Missa solemnis mais que le maître n’arrivera à terminer qu’à la fin de l’année 1822.
Ce sera une messe déiste, inscrite dans la philosophie des Lumières : Ludwig van Beethoven "veut mettre l’accent sur un idéal spirituel essentiellement humain : l’humanité parvenant elle-même à un haut degré de spiritualité trouve elle-même le chemin de son salut" . Une œuvre qui apparaît évidemment blasphématoire pour l’époque, d’autant plus qu’il essaie de faire donner sa messe hors des Églises.
La Missa solemnis est une "messe pour l’humanité plus que pour Dieu" , à la fois sacrée et profane. Beethoven se voit en Prométhée moderne. Arrogant et prétentieux jugeront certains, brillant et précurseur diront d’autres. A t-il réussi à atteindre son but ? Il sera en tout cas arrivé à amener la joie à l’Homme, quelques années plus tard, avec sa grandiose Neuvième Symphonie.
Voici un exemple de tenue qu’il est possible d’arborer lors d’un voyage dans des régions tempérées ou dans un village de campagne, à la mi-saison. Nous avons ici une veste sport, dotée de surcroit d’une poche ticket, qui est donc assez fonctionnelle et utilitaire. Les motifs pied-de-poule appartiennent au registre décontracté, voire rural, et la laine épaisse, tout comme celle du pantalon de flanelle gris, permettent de procurer chaleur et confort. La chemise en coton oxford, résistant par nature et utilisé pour les modèles de loisir, va aussi dans ce sens. Enfin, la parka – dont le modèle présenté semble inspiré d’un field coat – quant à elle protège de la pluie mais aussi du froid si la doublure – comme dans les vestes Barbour – est arrimée. Si le field coat convient à la campagne, dans les champs comme dans un village de taille modeste, il est moins à sa place lors d’un voyage en train, en bateau ou en avion. L’ulster sied par exemple beaucoup mieux à ces activités. Et les souliers ? Une paire de chukkas, veau velours ou veau grainé, ou de richelieus bruns à bout golf, en box ou veau velours, iront à merveille avec cet ensemble.
N.B. : exceptionnellement, il n’y aura pas de billets la semaine qui vient. Rendez-vous le mercredi 1er mai pour le prochain.
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Voici une des œuvres les plus connues de Frédéric Chopin, l’un des plus grands romantiques (et pianiste) de son temps. Il s’agit d’un nocturne Opus 9 portant le N°1 parmi les 21 composé par le musicien, et ici interprété par Arthur Rubinstein. Ce morceau a été composé entre 1830 et 1831 puis dédié à Camille Pleyel.
Une douce et belle mélodie s’élève tel un morceau de velours caressant le visage un soir d’été brûlant, l’air chargé de doucereux jasmin. Les notes oscillant entre désespoir et apaisement, mélancolie et joie en font un morceau ambigu mais ô combien envoûtant, notamment grâce au talent de M. Rubinstein.