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Par-dessus formel

Apparel Arts, 1932

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Il est très difficile, l’hiver, de trouver un manteau approprié pour se couvrir lorsque l’on revêt une mise formelle, cravate blanche ou cravate noire, c’est-à-dire l’habit ou le smoking. Les manteaux de ville les plus austères ne semblent eux-mêmes pas convenir. Voici donc une possibilité représentée sur l’illustration ci-dessus : un par-dessus en épais et lourd drap ou worsted de laine pourvu qu’il soit noir, et croisé afin de gagner en formalité, donnant un résultat proche du chesterfield. Comptez deux poches latérales à rabats mais pas de poche poitrine, comme tous les par-dessus. Les revers et le col sont ici en astrakan mais d’autres types de fourrures peuvent convenir. Vous aurez ainsi autant d’allure qu’un Oscar Wilde même si un col dans cette matière est totalement optionnel. A porter avec ce manteau : un haut-de-forme (en soie peignée, et non en laine bouillie comme on peut les trouver dans des magasins de déguisement) et une écharpe en soie blanche (que vous pourrez conserver avec vous dans la soirée une fois débarrassé de votre manteau), comme dessiné ci-dessus.

Le principal écueil des manteaux conçus pour accompagner les mises formelles réside en leur coût de confection très élevé pour un nombre de ports très faible, les mettant hors de portée de la plupart des bourses. Voilà qui est fort dommage puisque chaque pièce du vestiaire masculin classique devrait, dans l’idéal, revêtir la même importance que les autres.

Je vous souhaite une excellente fin de semaine.

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