Chers lecteurs, si je n’ai encore jamais traité de l’habit féminin, ce jour me semble confirmer la règle. Et pour cause, regardez un peu la réclame sur laquelle je suis tombé :
Pour tout vous avouer, j’ai tout d’abord cru que mes yeux me jouaient un sacré tour en lisant le mot "tweed" pour qualifier ce que la demoiselle de l’affiche porte en guise de veste. Après une seconde, puis une troisième relecture, j’ai dû me rendre à l’évidence : il ne s’agissait pas d’une erreur. Le plus drôle dans cette histoire est que si j’avais eu à décrire un atour qui soit l’antithèse absolu d’une veste en tweed, y compris un modèle pour la gent féminine, j’aurais précisément pensé à la veste vantée sur l’affiche. Sa coupe (absence de col, manches trois-quarts…l’ensemble est d’ailleurs bien plus proche du blouson que de la veste) et sa matière sont en effet à l’opposé de ce qui nous est familier. D’ailleurs, regardez en bas à gauche de la réclame : l’on peut y lire "100% polyester", une matière première récoltée depuis des siècles par le très vénérable clan McCarrefour dans les Highlands de la région parisienne.
En réalité, la veste semble être faite de mailles de morceaux de polystyrène, ceux dont on se sert généralement comme emballage. "Mythique", c’est bien le mot !
Excellente fin de semaine à vous.


C’est triste! Si ils avaient au moins tenté d’imiter le vrai tweed… Mais même pas.
"Mythique", parce que cette veste évoque le haut du célébrissime tailleur Chanel.
"Veste tweed" et non "veste en tweed" parce que les publicitaires ont l’art de jouer sur les mots.