Nice Ville, terminus ! Bienvenue sur la Côte d’Azur. Bienvenue au Royaume du bling-bling !
Ne me regardez pas de cet air là, voyons. Vous…vous pensiez vraiment que la Côte d’Azur est un exemple de raffinement, un temple du bon goût ? Ha ! Détrompez-vous, cela fait plus de cinquante ans que la contrée est méconnaissable, défigurée à jamais, colonisée par des individus vénérant le veau d’or et le démon du bling-bling. Mais laissez moi vous expliquez avant que vous ne descendiez du train, si vous avez quelques minutes ? Bien, parfait.
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Il fut une merveilleuse époque durant laquelle la Côte d’Azur, de 1860, date du rattachement du Comté à la France, et ce jusqu’à la première moitié du XXème siècle, était un havre pour les esthètes, un refuge pour les tenants de l’art de vivre. A la Belle Époque, Nice était la seule ville réellement moderne de la contrée. La main de l’homme avait alors plutôt épargné le reste de la côte, tandis que les petits ports de pêche et les bourgs de l’arrière-pays restaient simples et sans prétentions.
Nice était alors magnifique, partagée entre, d’un côté, sa vieille-ville aux maisons colorées et trapues, et aux ruelles sinueuses, héritée de l’époque où elle appartenait au Royaume de Piémont-Sardaigne, où le magnifique Palais des ducs de Savoie et le très baroque Palais des Lascaris furent construits, et, de l’autre côté, les quartiers contemporains de Cimiez, des musiciens et du boulevard Victor Hugo. De riches demeures à l’architecture discrète et travaillée appartenant à des aristocrates ou à de grands bourgeois venus de toute l’Europe couvrent bientôt ces trois principaux quartiers. Les nobles britanniques, y compris la Reine Victoria, s’y plaisent tout particulièrement, à tel point qu’on dédia à la souveraine un magnifique hôtel, l’Excelsior Regina Palace, achevé en 1897. Un chef-d’œuvre qui jouxte les antiques arène et thermes romains, et qui coiffe encore la colline de Cimiez tel un diadème resplendissant.
La Belle Époque laissera quelques autres empreintes. Le magnifique Opéra est construit en 1885, et c’est Aïda de Verdi qui y résonnera pour la première fois. Une belle première ! La Villa Masséna, érigée en 1898, ou son voisin l’hôtel Négresco, construit en 1913, sont également remarquables. N’oublions pas non plus le Palais de la Jetée-Promenade au style Art Nouveau flamboyant, mais qui sera malheureusement dépouillé par l’occupant Allemand durant la deuxième grande Guerre. D’autres bâtiments notables percent ailleurs sur la côte. Notons l’hôtel Eden Roc sur le cap d’Antibes, construit en 1870 dans le style Napoléon III, l’hôtel Carlton, à Cannes, en 1911, ou la villa Ephrussi de Rothschild, achevée en 1912 sur les hauteurs du cap Ferrat.
Les années folles ne sont pas en reste. De splendides bâtiments de style Art déco fleurissent à Nice, et le Palais de la Méditerranée en est le fleuron.
Mais force est de constater qu’après le creux architectural dû à la crise des années 1930, puis à la Guerre, la Côte d’Azur s’est trouvée défigurée, couverte de furoncles de goudron et de ciment. Les beaux immeubles et les délicates villas, du style Napoléon III jusqu’à l’Art déco, se retrouvèrent ceinturés, à partir des années 1960, d’immondes bâtisses qui ne sont ni plus ni moins qu’un simple amoncèlement de plaques de béton recouvert d’une couche de peinture. La côte s’est alors petit à petit couverte de ces créations à deux sous faites à la va-vite. L’on qualifia alors de progrès cette peste architecturale, qui avait comme dessein de construire des "résidences de standing" pour répondre à la démocratisation montante de la région. Démocratisation signifia alors nivellement par le bas, et standing répondit à l’idée que le nouveau riche moderne se faisait du mot luxe.
La Côte d’Azur est aujourd’hui une immense conurbation, une affreuse plaque de béton continue qui s’étend des contreforts de l’Estérel à la frontière italienne sans qu’aucune parcelle -ou presque- de littoral naturel ne perce. Lorsque ce ne sont pas les résidences qui gâchent la vue, ce sont d’imposantes et opulentes villas de milliardaires, ou bien les nombreux ports de plaisance entourés de béton et remplis de yachts qui semblent faire la course à la longueur et aux options. Tout semble artificiel, faux et malvenu. Le pire est que les fameuses résidences de standing et les villas sont bien souvent défraichies et désertées dix mois dans l’année, car beaucoup de résidents n’y viennent que l’été. Que de gâchis !
Alors, toujours convaincu de la magnificence de la région ? Non ? Bien ! Car nous avons atteint là le cœur du problème. Le terme de luxe, très superficiel, reste l’apanage des argentés ignares et de tous ceux qui veulent les imiter. Il s’oppose radicalement à l’art de vivre, qui suppose une culture et une retenue certaines. Là où le luxe est destiné aux autres comme un faire-valoir logotypé, l’art de vivre est personnel. Le luxe contre l’art de vivre, c’est le bling-bling contre la discrétion. C’est précisément le combat titanesque de ces deux paradigmes qui s’est opéré au cours des années 1960 sur la Côte d’Azur. Et c’est le bling-bling qui l’a emporté. L’architecture n’est qu’un des nombreux aspects de cette mutation, mais c’est le plus flagrant.

Le port de plaisance d’Antibes (le plus grand d’Europe en 2009). Celui qui possède un yacht inférieur à 40 mètres est regardé d’un air mi moqueur, mi condescendant.
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La population de la région est bien évidemment un autre signe de cette triste victoire. Précisons toutefois qu’il s’agit ici des habitants du littoral uniquement, qui prennent part pour beaucoup dans ce phénomène. Ceux qui vivent dans l’arrière-pays, en revanche, ne sont pas concernés. Le peuple azuréen peut aisément se répartir entre plusieurs catégories, et occultent en quelque sorte les gens "normaux" de part leur sur-représentation. Les voici.
Il y a tout d’abord le vieux beau, ainsi que sa compagne la "cougar" dans le pur style Frigide Barjot. Les lèvres botoxées pour elle, la peau du visage tirée jusque derrière les oreilles pour eux deux, ils arborent une crinière de cheveux négligemment peignée en arrière et affichent un sourire suffisant. Ils vivent dans une affreuse résidence de "standing" au style architectural néo-futuro-moderne -avec piscine ! s’empressent-ils d’ajouter-, et filent à fière allure au volant d’une grosse cylindrée rutilante vers Cannes ou Monaco. Il s’y arrêtent afin de faire un tour au casino du coin qui, malgré son écrasante vulgarité, ne les décourage pas. Au contraire, "c’est trop du luxe !", s’exclament-ils, excités à l’idée de s’afficher dans un endroit où le seul critère de reconnaissance est le nombre de zéros au compte en banque. Ils dégustent ensuite un cocktail dans un bar design aménagé par un architecte d’intérieur venant probablement d’une autre planète. Suite à cela, ils se promènent sur la jetée du port de plaisance, admirant les yachts titanesques, pensant qu’une telle balade atteint le paroxysme du raffinement. Puis ils rentrent chez eux, pétaradant sur la route côtière afin d’impressionner les automobilistes, puis s’émeuvent du scintillement au crépuscule de l’interminable bande de béton que constituent les résidences de standing bordant le littoral. "Que notre région est belle !", soupirent-ils amoureusement.
A côté de ceux-là, il y a le "kéké" et la "greluche". Ils ont entre 15 et 40 ans, n’ont pas un sous en poche et sont encore plus vulgaires et ignorants que le vieux beau et sa cougar. C’est d’ailleurs ces derniers qu’ils cherchent, consciemment ou non, à imiter, car eux aussi sont fascinés par le luxe. Le kéké s’habille justement chez The Kiffeur, un parangon de bon goût. Grâce à cela, il est "trop un beau gosse, t’as vu" . Le cheveux ras, le corps (trop) musclé serré dans un débardeur blanc, un jean troué et aspergé de peinture serrant son postérieur ("Qu’est-ce t’as à me regarder comme ça ? C’est de la marque t’as vu, c’est un Diesel, fais pas le malin"), les yeux masqués par d’immenses lunettes de soleil logotypées, il s’affiche invariablement au volant d’une Volkswagen Golf ou d’une Audi A3 aux vitres fumées et au bruyant moteur trafiqué. Les vitres ouvertes, il fait gracieusement profiter aux passants et aux autres conducteurs de sa douce musique qu’il diffuse à tue-tête, espérant ainsi signifier à la greluche sauvage qu’il est en rut et qu’il cherche à se reproduire (phénomène qui perdure d’ailleurs toute l’année).
La greluche, justement. Jeune fille écervelée qui glousse plus qu’elle ne parle, elle n’a pas ouvert un seul livre depuis Oui-oui et l’arrosoir magique au CM1 lorsque la maîtresse lui avait demandé de le lire en guise de punition. Blonde platine (ou avec des mèches), décolleté plongeant jusqu’au nombril, la jupe tellement mini que l’on dirait une ceinture, son visage est aussi maquillé que la voiture volée de son compagnon. Tout comme ce dernier, elle apprécie le luxe et les belles matières premières que sont la fausse fourrure et les strass en plastique. Ils apprécient également les activités luxueuses : se rendre à une plage privée afin d’attraper un cancer de la peau et brûler leurs dernières neurones, boire un verre dans un hôtel cinq étoiles faisant partie d’une chaîne, avec un intérieur design et un service impersonnel, ou bien se dandiner dans les nombreuses et très vulgaires boites de nuit de la Côte d’Azur fréquentées par la jet-set (comprenez : des gens bêtes, mais riches et célèbres).
Les personnes âgées sont également pour certaines parti prenante du triomphe du bling-bling et du luxe sur l’art de vivre, car ils abandonnèrent jadis l’héritage culturel et les traditions de leurs aïeux. Beaucoup d’aînés étaient en réalité des vieux beaux avant de vieillir, et entretiennent l’idée que la Côte d’Azur est un sanctuaire pour êtres raffinés. Voilà de quoi attirer d’autres moutons de Panurge fortunés mais peu éduquées, produisant ainsi un effet d’entraînement toujours plus important, et multipliant par la même occasion le nombre de "résidences de standing" qui défigurent le paysage.
Les braves habitants de la Côte d’Azur n’auraient pas pu trouver meilleur représentant que Christian Estrosi. Ancien champion de moto-cross aux cheveux mi-longs au cours des années 1970, le député-maire de Nice s’est depuis transformé en bellâtre aux cheveux gominé et au teint hâlé typiques du vieux beau. Son sourire d’un blanc éclatant, digne d’une réclame pour dentifrice, lui a sûrement valu plus d’une voix de la part d’électeurs -et d’électrices !- soucieux de porter un homme charismatique à la tête d’une région si luxueuse.
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Qu’il soit jeune ou âgé, modeste ou aisé, presque tout azuréen(ne) ou touriste n’a d’yeux que pour Monaco ou Cannes, deux villes si belles et tellement authentiques. Si l’on tente la comparaison malgré son indépendance, Monaco doit compter plus de boutiques de luxe au mètre carré que n’importe quelle autre région de France. Il y en a pour tous les goûts, pourvu qu’ils soient mauvais : tous les designers s’y pressent, avides d’ouvrir une échoppe dans une des capitales mondiale de la discrétion. Cannes est atteinte de la même gangrène. Pire encore, le Festival du film éponyme passe pour être le summum du raffinement (rappelez-vous, les magnifiques et si "exclusifs" souliers Tabuba). La Côte se hâte de s’y rendre, non pas pour s’enrichir (éventuellement) d’une œuvre cinématographique, mais pour apercevoir le moindre centimètre carré de la peau d’une star. Sommés de respecter le black tie, les acteurs frisent bien souvent le ridicule. Mais qu’importe ! Ils portent un smoking, c’est tellement "glamour" ! Un adjectif tellement ridicule qu’il sert à lui tout seul à démontrer la vulgarité qui entoure cet évènement. Au final, la réputation du Festival de Cannes a été montée de toutes pièces par d’habiles opérations de communication, et la foule s’est aisément laissée embobiner.
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Quelle douce ironie que la plupart des français se pâment en entendant le nom de Côte d’Azur, alors que c’est précisément cette région qui est la plus artificielle, superficielle et vulgaire de l’Hexagone. Dire qu’elle était à son apogée il y a cent ans, brillant alors de mille feux et attirant les lettrés de l’époque ! Mais son éclat s’est tari il y a 60 ans, brouillé et souillé par des individus trop ignorants pour conserver et étendre l’exceptionnel patrimoine architectural de la région, et la philosophie qui le sous-tendait. Cette philosophie, c’est évidemment celle de l’art de vivre, celle de la discrétion, du temps rendu au temps. C’est également la sagesse de savoir que l’activité que l’on pratique et le vêtement que l’on arbore doit l’être pour soi-même et non pour impressionner autrui.
Voilà, vous êtes au fait de la véritable nature de cette province, j’espère ne pas trop vous avoir…découragé. Pardon monsieur ? Le prochain train pour partir d’ici ? Par ici monsieur.









Oh! toi tu es allé à Nice récemment non? Je sens comme une pointe d’agacement dans le ton de cet article…
Pour vivre heureux vivons cachés …
Le vrai problème est qu’à terme, les lieux de vacances encore "intacts" – ou du moins plus épargnés – finiront comme ceux que vous citez.
Bonjour,
C’est un plaisir de vous lire toutes les semaines, mais lorsque vous y mettez de l’humour (et/ou du cynisme), c’est un vrai régal. "MDR!!" comme dirai le kéké.
Je suis en complet accord avec ce que vous écrivez, continuez ainsi.
De façon plus sérieuse, y a-t-il aujourd’hui une région qui ressemble de prés ou de loin à ce que fut la région niçoise il y a 100 ans?
J’ai mon idée, mais je n’en dis pas plus….
Bonjour Don Stefano,
Merci pour votre commentaire.
Une région qui ressemble à la contrée niçoise d’il y a 100 ans ? Deauville ou Biarritz me semblent être de bonnes candidates en ce qui concerne les "stations balnéaires". Quelle est votre idée ?
Amicalement,
LPDE
Cela fait plusieurs années que je prends quelques vacances à Deauville.
Il s’agit effectivement d’une ville magnifique, authentique, avec ses maisons de style normand, son casino baroque, et ses planches mythiques.
Mais mon point de vue n’est peut-être pas le plus pertinent, je ne m’y rends qu’en période non estivale, donc je ne peux pas vraiment vous renseigner sur la nature des touristes présents. J’ose espérer qu’ils diffèrent des « superbes » énergumènes décrit dans cet article.
PS : j’y passe en général au mois d’avril, alors si vous apercevez un homme avec un canotier, il y a de grandes chances que ce soit moi. Même si cela est hautement improbable, je serai néanmoins surpris et ravi de discuter avec un défenseur de l’art de vivre.
Bien à vous.
Florent
J’ai des doutes concernant Deauville… Je serai tenté de citer de plus petites villes comme Dinard. Mais par chauvinisme sûrement, je dirai que le golfe du Morbihan et la Trinité-sur-mer sont les endroits les plus plus agréables pour passer du temps loin de l’agitation et du bling-bling.
Voici la preuve que l’Enfer existe !!
Amicalement
Bonjour,
Je pensais tout particulièrement à Biarritz ou plutôt au département Pyrénées Atlantique dans son ensemble.
La conurbation Bayonne/Anglet/Biarritz et plus loin St Jean de Luz, reflètent un art de vivre qui je pense correspond aux critères de ce blog. Soleil, océan, belles promenades, un goût des belles choses et du luxe non ostentatoire, avec des architectures et des monuments magnifiques (Hotels du palais à Biarritz, le casino ambiance art déco…)
Il n’est pas rare d’y croiser des hommes ayant le goût du beau (n’oublions pas l’histoire d’amour de Biarritz et des russes blancs qui ont beaucoup influencés la cité, aujourd’hui encore).
Les marques de luxes et par la même l’argent y sont présent mais d’une façon bien plus discrète et sage que dans la région niçoise.
Je terminerai rapidement en vous rappelant l’attrait de l’arriere pays, magnifique, et la gastronomie locale.
Un gentleman peux trouver dans cette région tout ce qu’offre la Capitale et bien plus encore, sans les turpitudes de celle-ci…
Je ne connais pas Deauville, mais certaines petites cités bretonnes collent tout à fait dans ces critères.
Bonjour,
Biarritz et la côte basque semblent aujourd’hui correspondre à l’esprit "riviera" de la belle époque, mais aussi Portofino et les cinque terre en Ligurie (sauf en juillet aout comme partout).
En espérant que ce véritable paradis terrestre ne devienne pas comme cette côte d’azur massacrée à fuir.
Bonjour, une question combien de temps été vous restez chez nous? Ceci est un torchon avec une part de vérité, même en étant enfant j’ai eu beaucoup de mal à m adapter à nice, mais aujourd’hui je ne peut m’en séparer d’un petit café sur le cours saleya les sentiers de St. Jean cap ferra et j’en passe car la liste est longue. Mais ce qu vous décrivez la on le retrouve dans chaque villes de France, donc lors de votre prochain séjour veuillez prendre le temps pour découvrir et denous découvrirs, moi qui me fier à vos papier, je pense que je remettrai en cause vos opinions sur ce bonne journée , cordialement Kevin
Votre commentaire peut se résumer, en substance, à : "si vous détestez Nice et sa région, c’est que vous ne la connaissez pas". Erreur, mon cher ami, j’y ai vécu une bonne dizaine d’années, et à différents endroits de celle-ci. Quel manque d’humilité que de croire que si quelqu’un pense du mal de cette bonne vielle Côte d’Azur, cette personne a forcément tort !
Ce que je décris là, non mon cher monsieur, nous ne le retrouvons dans aucune autre région de France. Je me permets donc de reprendre votre commentaire à mon compte : prenez le temps lors de votre prochain séjour de prendre le temps pour découvrir les autres régions. Vous aurez ainsi un étalon de mesure.
Guillaume
Je me souviens encore d une fin d apres midi ou avec des amis
Qui y ont une petite maison de famille, les yeux perdus dans une jolie crique
Aux allures de greve, nous assistions au ballet de 4 ou 5 cygnes qui glissaient au
Fil de l eau, le tout dans le golfe que je meconnais au demeurant
Nous etions assis pres d un puit, au bout d un petit champ, le champagne etait frais
Et la fin de journee encore douce
Pur moment d elegance a mes yeux, jolie compagnie, discretion de l endroit, calme et
Tableau serein sous nos yeux
Et pourtant, des l ete arrivé et mes vacances itou, je file…. Au soleil !
Autrement dit, surtout pas sur la cote nord, pas meme l atlantique, mais
Au Sud!
Ce que je veut dire c’est que a nice comme a dans d’autre villes nous retrouvons les même caricatures, et caricaturisé cet régions et je connais très bien la France et ses contrée que j’aime, cependant je reste entièrement d’accord sur le fait que ici toute es amplifier
Ah, la douceur de l’été breton! Je suis d’accord, une petite semaine au chaud, vraiment chaud, c’est agréable. Mais rien n’a d’égal la beauté, brute et sans artifice, du blanc des voiles sur le gris de l’eau, caché derrières les rochers et les îles du golfe.
Et je vous assure, on n’y souffre pas de l’invasion kéké!
Dieu m’est témoin que j’ai beaucoup souri voire ri à lire votre billet d’humeur!
En particulier la mention "blytonienne" niveau primaire
Signé une fille de l’île de Ré (qui tend à devenir azuréenne mais qui résiste encore!!!)
oh, des comptes à régler??
Vrai essentiellement l’été (à ce moment là, se réfugier dans l’arrière-pays)
ne pas oublier que la Côte d’Azur reste un laboratoire humain, sociologique, tout est brassé..
en faisant bref Je vais vous faire une "confidence" : j’ai vécu environ 10 ans à Nice , Villeneuve-Loubet et dans la rade de Villefranche-sur-Mer ( une merveille !)
las ! je suis de retour en Bretagne depuis presque 4 ans, (et breton)…pour des raisons familiales,
ce n’est plus possible! y habiter à l’année? plus pour moi!
le côté déjanté, hystérique le dynamisme du 06 me convient
tout dépend de ce que l’on cherche
en Bretagne (finistère ) c’est la France des années 95/2000 !
a force de faire dans la discrétion, il tombent dans la fadeur et le délavé