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Voici une mise de campagne dépareillée, telle que décrite dans la quatrième partie de la suite de billets dédiés au vestiaire classique. Celle-ci est donc à porter, selon la tradition vestimentaire anglaise, à la campagne, que ce soit dans un village, dans un manoir, en pleine nature, mais aussi au cours d’un voyage. Bien que l’homme qui la porte ne semble avoir cure de l’Histoire du vêtement et de son respect, la mise est plutôt réussie malgré quelques défauts.
La veste à carreaux de type district check écossais, apparemment en serge de laine ou en tweed, comporte des poches latérales en biais, ainsi qu’une poche ticket. Des caractéristiques qui remontent à la hacking jacket, cette veste d’équitation portée lors des chasses à courre britanniques. Trois boutons, crans sport : tout y est. Seul regret, le cran est placé bien trop haut sur l’épaule, une tendance fâcheuse qui perce depuis quelques années dans l’univers du vêtement classique. La veste est très bien assortie avec un pantalon de flanelle dont la couleur rappelle la feuille de tabac séchée puis humidifiée. Petit défaut : le pantalon est coupé bien trop bas. Côté chemise, l’homme arbore une pièce bleue unie. Il aurait été difficile de faire mieux, puisque les deux seuls motifs qui auraient été ici cohérents sont le Vichy et le Tattersall. Or, ils auraient nécessairement juré soit avec la veste, soit avec le cardigan. Ce dernier, justement, est judicieusement choisi. Une laine épaisse, d’un beau vert presque sauge et agrémenté de larges carreaux Tattersall. L’extrémité basse du cardigan surprend de par sa coupe évasée, qui rappelle celle du gilet de complet. Finissons avec la cravate. Je suis à titre personnel généralement opposé aux cravates à motifs tartan qui ne sont bien souvent qu’une imitation des couleurs des clans écossais ; en revanche, ces motifs-là sont plutôt discrets, donc acceptables. Ma plus grosse réserve concerne bien évidemment le petit pan logotypé Breuer qui dépasse négligemment du cardigan, comme si une telle erreur n’aurait pu être que fortuite. Il n’y a décidément rien de plus vulgaire et ostentatoire qu’un logo éhonteusement exposé à la vue de tous.
Hormis cet énorme défaut, la mise est plutôt réussie et a le mérite d’illustrer plutôt correctement la mise de campagne dépareillée. Les caractéristiques techniques de cette tenue permettent à son porteur de s’aventurer bien plus aisément hors de la ville.
Petite remarque, pour conclure : l’élégant préfèrera se défaire de son téléphone portable à la campagne, afin de profiter des charmes de la nature et de la douce lenteur de la vie pastorale.
Très bonne fin de semaine à vous.

Bien joli la photo, dommage seulement pour la cravate ‘bavant’ du gilet lui même assez mal fagoté. Mais les vestes et les coloris sont sympa!
Si le logo apparent fait sans doute penser à une photographie publicitaire pour Breuer (n’est-il pas le cas ?), je suis surpris qu’aucun commentaire soit faut sur son pendant sur le coté gauche… La ceinture en cuir apparemment tressé pendouillant n’est pas seulement signe de débraillement, mais rappelle inexorablement un attribut anatomique qui doit rester caché. Le monsieur portraituré aime sans doute aucun l’exhibition de soi…
Amicalement
D’autant que pour que le logo arrive à cette hauteur-là, il faut soit que le modèle mesure aux alentours d’1m60, soit que le pan large de la cravate lui arrive au sternum.
Je suis moi aussi etonne de la mise…debraillee de ce jeune homme , veston non ferme au dernier bouton, pan de cravate qui ressort et que dire de cette ceinture trop longue ?, hormis les considerations de notre hote
Il me rappelle ces hommes qui ressortent des toilettes en ayant mal verifie leur mise