Mots-clés

, ,

Dressing gown_

Ah, la robe de chambre ! Un vêtement intime donc totalement dispensable, dirons certains. Pour ma part, elle me paraît nécessaire. Salutaire, dirais-je même. Quoi de mieux, en effet, que de rentrer chez soi à la nuit tombée, que ce soit après une longue journée de travail ou une promenade agréable mais éreintante, d’ôter sa veste, et d’enfiler sa robe de chambre sur sa chemise et sa cravate, comme l’homme ci-dessus, accompagné de son fox-terrier ? Quelle merveilleuse sensation ! Il ne vous reste plus qu’à vous saisir d’un livre, à vous servir un verre de porto, whisky ou autre spiritueux, éventuellement d’agrémenter le tout d’un peu de musique, d’un cigare ou d’une pipe pour les amateurs, puis de vous mettre à l’aise au creux de votre fauteuil préféré, les jambes allongées sur un repose-pieds. Voilà qui contribuera à vous évader de la vacuité ambiante.

La robe de chambre -dressing gown, en anglais- se doit de comporter un col châle, dont le revers pourra être gansé d’un fin cordon de soie, ainsi qu’une ceinture du même tissu que la robe, et des poches plaquées. Vous pouvez d’ailleurs faire broder votre poche poitrine de vos armoiries si vous en disposez. Enfin, l’ensemble sera en épais drap de laine à rayures ou uni, ou bien en soie unie, ou à motifs imprimés (rayures, motifs géométriques et cachemire).

Regardez cette aquarelle de Sidney Paget. Sherlock Holmes y arbore une robe de chambre tout en étant à demi-allongé sur une chaise longue de style victorien. On devine que ni la babouche -qui sert de tabatière au détective-, ni la pipe, ni le violon du Maître ne sont bien loin. Prenons exemple.

sherlock-holmes

About these ads