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En voilà une merveilleuse trouvaille : le "piège à hipster" ! Il fallait y penser. Tout comme le fermier cherche à se débarrasser des taupes qui creusent inlassablement ses champs, l’élégant va chercher à éradiquer ses propres nuisibles. Ce piège devrait suffire à arracher une main, voire de préférence les deux, au hipster alléché par l’odeur de ses fétiches. Adieu les lettres bruyamment tapées à la machine à écrire, avachis sur une terrasse de Starbucks Coffee, une fois que ses deux membres lui auront été ôtés ! Adieu toute autre activité par la même occasion, voilà qui nous fera des vacances.
Très bon point, ce traquenard peut être mis au point par n’importe qui. La seule difficulté consiste à recueillir les babioles qui garniront le piège à ours et feront office de leurre. L’embuscade peut enfin avoir lieu une fois que vous avez tous les éléments en votre possession. Choisissez avec soin l’emplacement de votre guet-apens ! Je vous conseille tout particulièrement les abords de vendeurs de bicyclettes à pignon fixe, de Starbucks et d’Apple Stores. N’oublions surtout pas les friperies qui, elles, sont aussi fréquentés par l’élégant ! Il vous suffira, pour vous y rendre, d’enjamber soigneusement les pièges parsemant le sol, et d’éviter les hipsters en folie se hâtant vers leur fin, la bave aux lèvres. N’oubliez cependant pas, si des individus périssent, d’appeler le service des encombrants de votre ville. La propreté est l’affaire de tous !
Je vous souhaite une excellente fin de semaine débarrassée de hipsters.

Amen!
Méchant !
Mais drôle
Je ris beaucoup.
Cela aurait pu être drôle, mais ce ne l’est pas. C’est même assez inélégant dans l’esprit et la forme.
Vous me décevez beaucoup avec ce billet. Que vous n’appréciez pas les hipsters est compréhensible, cependant, la démarche est tout sauf élégante, sans parler de la conclusion. Vous faite montre d’un snobisme tout à fait répugnant. L’élégant, à mon sens, ne devrait pas chercher à "éradiquer ses propres nuisibles" mais prendre sur lui de leur pardonner leurs égarements et tenter de les remettres dans le droit chemin.
De plus, il me semble que les hipsters, du fait de leur démarche de recherche d’une identité vestimentaire, sont à placer plus haut dans notre estime que la masse grouillante victime d’un panurgisme vestimentaire dont la mornitude est désespérante.
Ce genre d’attitude est très certainement à l’origine de l’image que la pluparts des gens ont de l’élégance masculine traditionnelle: une bande de passéistes rétrogrades et intolérants. Comment voulez vous que l’on vous respecte vous et votre démarche si vous considérez les autres comme des nuisibles.
Je finirai en ajoutant que le chocolat chaud du starbucks est délicieux et que je comprendrais que vous censuriez ce commentaire vu que je suis apparement un hérétique du fait de mon affection pour la marque américaine.
Veuilliez agréer à l’expression de mes salutations distinguées,
Arthur
Bonjour Arthur,
"Que je censure ce commentaire" : c’est à votre tour de descendre dans mon estime si vous pensez que je fais taire toute voix n’allant pas dans mon sens. Pour votre information, je n’ai supprimé qu’un seul commentaire en un an et demi : il s’agissait d’une unique phrase homophobe à l’encontre du Duc de Windsor, sur ce billet.
Le billet du piège à hipster, par ailleurs, était empreint d’humour noir qui était à prendre au second degré. Le "hipster" n’est bien entendu pas une engeance uniforme ; il y a une multitude de hipsters avec une multitude de démarches. De plus, bien que je n’apprécie en général pas ces dernières, cela n’empêche pas certains de ces individus d’être très sympathiques.
Je pense que vous vous trompez quant à l’estime que nous sommes censés porter au hipster. Selon vous, ce dernier se distingue de la "masse grouillante victime de panurgisme vestimentaire". Mais le hipster ne privilégie t-il pas ce qui est contre les tendances ? Ne cherche t-il pas à toujours aller à leur encontre ? Je ne vois donc aucune différence entre le citoyen lambda et le hipster. Ce dernier est en effet relié aux tendances, mais en négatif. Cela vaut-il mieux que de les suivre ? Je pense que non. La véritable élégance intellectuelle provient, de mon point de vue, du fait d’être constant quelles que soient les tendances.
Je ne vois enfin pas à quel moment j’ai énoncé le fait que se rendre chez Starbucks provoque l’anathème et l’excommunication (pour reprendre le champ lexical de la déviance Religieuse). Vous citez le chocolat chaud ; pour ma part, c’est leur café frappé que j’apprécie en plein été.
Amicalement,
LPDE
Bonjour,
Je reconnais m’être un peu enflammé et avoir, par la même, fait preuve d’inélégance, il ne sert à rien de s’étendre sur le sujet. Je pense que cette réaction épydermique est à mettre sur le coup de mon jeune âge et est aussi liée au fait que vous avez été pour moi, via votre blog, une porte d’entrée dans le monde de l’élégance masculine, ce site àdonc une dimension affective pour moi. Ajoutez à cela les faits que, dans le cadre du cours de français, je suis en train de rédiger mon autobiographie sous l’angle du panache (j’y parle d’ailleurs de LPDE), ce qui me pousse parfois à des emportements cyranesques, et que j’ai trouvés vos articles sur le vestiaire classique triste et rigide, dépourvus d’une fantaisie que j’affectionne (j’ai une approche quelque peu chap même si je pense qu’ils vont trop loin, au point d’en devenir ridiculs). Je vous demande donc de la compréhension et vous présente mes excuse pour cet emportement injustifié, même si je maintient ma désaprobation par rapport à ce billet.
Pour ce qui est des hipsters, je ne sais que penser. N’étant pas de Paris (et même pas de france et même pas de la ville), je n’y suis pas confronté de la même manière que vous, cependant, je maintiens que même le plus panurgique de ces individus àdroit à plus de considéation que la masse grouillante (et je tiens à préciser que nous parlons d’idéologie et non de vêtements à proprement parler, tout le monde ne pouvant se permettre de se vétir à son envie, je suis personellement contraint à confectionner certain de mais vêtements moi même à cause des prix abominables pratiqués par les habilleurs classiques) car même si il se contente de prendre simplement le contre pied de la tendance, il s’est opposé à la tendance, il est sorti du grégarisme primaire.
Pour finir, je tiens à préciser que le fermier ne devrait pas tenter d’héradiquer les taupes qui aèrent le sol de ces terres ce qui est une bonne chose pour ses cultures ou prairies, malheureusement, à l’heure de la culture intensive et inélégante, la terre n’est plus considerée que comme un support à engrais et dés lors, on la retourne et on la pollue sans considération pour la vie du sol.
Amicalement,
Arthur
Je vous remercie de l’estime que vous portez à ce blog. J’ai entendu votre désapprobation pour ce billet, et je suis par ailleurs désolé d’entendre que vous trouvez ma série d’articles sur le vestiaire classique "triste et rigide". Mon but n’est pas d’ériger ces règles en dogme absolu, mais de les rassembler et de les classer de la manière la plus synthétique possible pour qui veut s’éduquer sur la question. J’ai d’ailleurs bien précisé, en préambule, que ce billet "devrait vous permettre, si ce n’était pas déjà le cas, de bénéficier d’un résumé panoramique des règles sartoriales, que vous souhaitiez ou non les respecter". Enfin, je vous rejoins en ce qui concerne la "tristesse" imputable au manque d’illustrations. Mes billets seront mis à jour ultérieurement avec un cliché par partie, car je manque actuellement de temps pour le faire.
Amicalement,
LPDE
Pour moi, ce qui est particulièrement exaspérant chez le hipster, comme dans tous les phénomènes de mode d’ailleurs, c’est cette volonté de véhiculer une image, de se donner un genre. Cette certitude d’être unique quand il fait (subit) les mêmes choix que la plupart de ses compères (la machine à écrire en terrasse me fait beaucoup rire). Et ils arrivent peut-être ainsi merveilleusement à faire refléter leur personnalité sur leur apparence et leur style de vie, bravo eux!
Cependant je comprends la réaction d’Arthur, et je pense que tout n’est pas à jeter dans ce mouvement. Comme vous le dites, on peut les croiser dans les friperies par exemple, ce qui prouve que l’élégant que vous êtes – aussi dur que cela puisse être pour vos oreilles – partage des centres d’intérêts ou des valeurs avec ces "nuisibles".
Voici 5 raisons de NE PAS DETESTER TANT QUE CA les Hipsters
http://forthediscerningfew.com/2012/12/16/5-raisons-daimer-les-hipsters/
Et je maintiens que ce qui est gênant chez eux, ce n’est pas tant ce qu’ils font que les raisons qui les poussent à faire.
Cet article nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire…
Et un point Godwin, un
Ne seriez-vous pas Xavier Bongibault par hasard ?
Quoi qu’il en soit, je vous suggère de chercher la définition d’"humour noir" dans votre dictionnaire.
"Les heures sombres de notre histoire" ; Si elles eurent été comparables aux billets de notre cher LPDE, on aurait bien rit à l’époque!
Aïe. L’élégance aussi dans le verbe, par pitié.
Ramo aura été plus rapide que moi pour porter à votre connaissance cet excellent billet de "for the discerning few". J’oscille moi-même entre classicisme et hipsterisme et, confronté comme nous tous à la médiocrité vestimentaire généralisée qui frappe nos concitoyens, je suis d’avis que les hipsters ne méritent pas notre mépris républicain. Connaissance des produits, de leur provenance, de leur histoire, attention apportée à la coupe et à la taille de leurs habits, recherche stylistique, … C’est tout cela qui fait défaut à nos concitoyens et si je peux comprendre que le résultat obtenu au terme de cette recherche stylistique n’enthousiasme pas un défenseur de l’élégance classique tel que vous, je pense que la démarche doit être saluée et encouragée.
Bonjour Nicolas,
J’avais lu le billet de FTDF à sa parution, en effet.
Vous ne pouvez cependant pas confronter leur "éloge" du hipster à ce billet, du simple fait que nous n’adoptons pas la même démarche. En vantant la capacité du hipster à dénicher des objets de qualité (capacité que je remets d’ailleurs en doute ; pour moi, le hipster recherche l’original bien plus que le durable) et son sens des proportions (le hipster étant protéiforme, il est possible de croiser des individus portant trop court ou bien trop ample leurs vêtements), les deux auteurs de FTDF se placent sur le terrain de l’esthétique, du style. Pour ma part, j’essaie d’adopter une position intellectuelle en dénonçant une posture, celle des hipster, qui me parait on ne peut plus creuse et vide. Je le répète régulièrement dans mes billets : le style pur ne m’intéresse pas, seul compte pour moi la démarche et le sens qui habitent la personne bien mise.
Amicalement,
LPDE
Merci pour vos précisions éclairantes. Je comprends mieux votre billet et souscris totalement à la dénonciation de la posture (mais attention, une dénonciation de posture peut facilement devenir une posture en soi …
Voici un excellent billet, acide et noir comme je les aime ! Mon cher LPDE vous êtes en grande forme et c’est tant mieux.
Je suis marri de voir quelques esprits chagrins joués les grenouilles de bénitiers de la bien-pensance mais bon, l’humour du dandy n’est pas accessible à tout le monde. Les hipster sont des clowns qui ignorent qu’ils le sont, ils incarnent finalement le consumérisme dans ce qu’il a de plus rassis.
J’en profite pour vous féliciter pour vos excellents conseils sur le vestiaire masculin, ce genre de chose devraient être enseigné (à défaut d’être suivi) au plus grand nombre.
Merci à vous monsieur,
Théophile