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Cette semaine, c’est une pratique quelque peu abandonnée par les élégants : la bicyclette. Et pour cause, les obstacles à sa pratique sont nombreux. Le mauvais temps, tout d’abord. S’il est possible de se vêtir chaudement lorsqu’il fait froid, il est bien moins aisé de se protéger efficacement lorsqu’il pleut. Si la tête peut être protégée par un chapeau ou une casquette de tweed, et le torse par un imperméable de type Mac ou trench coat, il est bien plus hardu d’empêcher ses jambes de se mouiller, surtout lorsque la pluie est drue. Mais le crachin passe encore et peut meme etre agréable. Puis, c’est la possibilité de se salir par la faute de la graisse lubrifiant la chaîne motrice, ce qui est particulièrement dévastateur sur les pantalons clairs, tel qu’un chino beige que l’on voudrait volontier arborer en pédalant lorsque les beaux jours commencent à poindre. Enfin, les bas de pantalons sont susceptibles d’être quelque peu ballotés en pédalant, la chaîne risquant alors de les aggriper.
Mais la vraie raison, concernant les villes, est sûrement la dangerosité routiere pour un cycliste dû a la forte circulation automobile, parallèlement au développement des transports en commun. La promiscuité qui découle de ces derniers, de même que l’allure générale que confère la bicyclette à un élégant ou le plaisir a conduire cette dernière sont autant d’arguments en faveur a sa réadoption.
Si la bicyclette peut etre très utile en ville, le plaisir de pedaler est toutefois reduit. C’est l’inverse pour la campagne, ou les distances sont généralement plus grandes. Il servira alors pour de belles balades estivales, avec un panama vissé sur la tête.
À mes yeux cependant, seules les anciennes bicyclettes ont l’allure suffisante pour s’accomoder avec une mise élégante. Les velos modernes, des VTT pour la plupart, sont certes très pratiques pour dévaler des pentes caillouteuses a toute allure, mais pas pour une pratique décontractée. Sans compter qu’ils ont un air futuriste et sont trop fonctionnels, ce qui leur fait perde leur charme. Ce dernier atteint son paroxysme dans les bicyclettes des années 30 a 50, grandes et aeriennes. Les brocantes physiques comme en ligne permettent d’en dénicher de belles !
Je vous souhaite un excellent week-end.

A l’instar de votre élégant, un bon carter vous sauvera le pantalon.
Une question cependant : la rusticité est-elle inélégante ? Affronter la pluie, le froid, le vent pour se déplacer n’a rien de gênant (dès lors que l’on n’est pas détrempé, cela va de soi), si ?
Merci pour votre site.
Bon dimanche.
Bonjour CptBoy1,
Merci pour votre commentaire.
Je ne considère pas la rusticité comme inélégante. L’on peut être très bien vêtu -de manière appropriée et belle- à la campagne. Point d’artifice également, car le vêtement se fait plus utilitaire, plus technique. Il ne ment pas.
Toujours pour ma part, c’est un plaisir que d’affronter les éléments avec une belle mise appropriée aux évènements (veste en coton ciré, chapeau de feutre ou de tweed, souliers en veau grainé ou veau velours…).
Amicalement,
LPDE
Ce monsieur est trés élégant. Aux Pays-Bas ou j’habite, la bicyclette est un moyen de transport universel comme vous le savez sans doute. La plupart des vélos de ville ont des carters couvrant la chaine, de longs garde-boues, une allure droite, bref sont parfait pour une utilisation dans une belle mise!
Par contre, la pluie reste, pour moi, un problème. Même si l’on evite les ponchos et autres toiles en plastiques, on peut ou bien se couvrir pour pédaler, ce qui provoque aprés 10 mins une transpiration excessive, ou bien ne pas se couvrir. Le choix est donc entre être trempé de l’intérieur ou de l’éxtérieur…
Dur dilemme, a moins de faire comme le premier ministre britannique, qui fut fameusement epinglé pour avoir quitté son domicile en vélo, mais avec la berline qui suivait derrière avec ses affaires…
Je vous prie de m’excuser, et de me permettre d’ajouter un bémol, voire plusieurs… Le monsieur sur le cliché est très élégant, certes, mais il enfourche une machine un rien trop petite pour lui, et il est assis trop bas sur sa selle; il est élégant, mais n’a pas une attitude élégante pour un cycliste, parce qu’il est un peu crispé. Le cycliste est un être en mouvement, et c’est ce mouvement et son aisance dans le mouvement, l’équilibre, qui en font un cycliste qui circule avec classe, pas le costume, ni la machine.
Je suis incroyablement d’accord avec vous.